DU MONDE

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Ecole de Zhanghu - Taiwan

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LES VIBRATIONS MONTENT, SE TRANSFORMENT, S’ACCÉLÈRENT. LE SON CLAIR ET LIMPIDE DES TAMBOURS TOUCHE ET FAIT VIBRER LE COEUR DE CEUX QUI L’ÉCOUTENT. PUIS C’EST LA PUISSANCE DU SON QUI FAIT VIBRER TOUTES LES CELLULES DU CORPS.

Kanon en concert

Kanon

Taiko - Shikoku

Dans les coulisses, Kanon a le ventre noué. Elle a le trac. Elle s’apprête à entrer sur scène pour un concert de taiko. Le taiko, c’est les tambours japonais.

Plus encore que l’alternance des rythmes, c’est les mouvements des enfants qui sont impressionnants. Kanon et ses amis se transforment parfois en danseurs, parfois en guerrier ou en pratiquant des arts martiaux. Les mouvements sont amples et précis. Ils s’allient aux sons. Ces gestes précis et parfaitement simultanés font vivre les tambours. Les rythmes se modifient au sein de ce fabuleux jeu de battements.

Nous voilà au cœur d’une des traditions du japon. Les tambours ont rythmé la vie des habitants depuis des siècles. Ils ont été utilisés en temps de guerres, au théâtre, durant les fêtes villageoises, dans les temples, les lieux sacrés et durant les festivals.

Le Taiko est né dans les années 50. Plus qu’une pratique, c’est devenu un art. Cet art allie à la fois musique, danse, discipline et énergie. À l’image des arts martiaux, il exige le développement des aptitudes physiques, une position basse et un terre, appelé Kata. Cela demande aussi concentration, une totale présence à un apprentissage visant à déployer la puissance du tambour, à la fois dans cet art et dans la vie. L’instrument vit par celui qui joue, il devient un reflet de son âme.

Une tradition du Japon

Une dizaine d’enfants font partie de son groupe de musique et tous sentent la tension monter. C’est parti, ils entrent sur la scène dans la pénombre. Ils se cachent tous derrière leur tambour.

Les projecteurs s’allument! Yukata, le frère de Kanon saute pour se lever. Ensuite, il frappe sur son tambour avec force. Le public sursaute, tellement le son est puissant. Puis Kanon frappe plus légèrement, avec un roulement de ses baguettes. Tous les enfants se lèvent et enchaînent. Les rythmes se modifient, les vibrations montent, les battements s’allient les uns aux autres. Le public est sous le charme, emporté par les vibrations des tambours.

En plus de faire vivre les tambours, les enfants jouent des rôles et racontent une histoire à travers la musique. Ils portent des masques. C’est ainsi qu’ils se transforment en renards et ratons laveurs durant leur concert.

  La plus petite fille de son groupe n’a que 2 ans et demi.

Les enfants utilisent aussi leur voix. Ils font des cris puissants sur une syllabe à certains moments. Ces cris ponctuent le spectacle. Ils renforcent la sensation de puissance qui se dégage du concert!

« Ce n’est pas si facile de jouer du Taiko. Pour réussir à faire le son juste, il faut beaucoup s’entraîner » raconte Kanon. « C’est dur pour les muscles. Ceux des bras pour faire les battements, mais aussi ceux des jambes.» Pour jouer, il faut avoir une position stable, le Kata, c’est-à-dire les jambes écartées et pliées, tout le long du concert ou des entraînements. Les sons faibles doivent être réalisés dans une position basse. Plus les sons sont forts, plus les bras se lèvent.

Le Papa de Kanon, un moine bouddhiste. Il travaille dans un temple. Ce temple est le plus important de la région. Cela fait plusieurs générations que sa famille travaille dans le temple. Son grand-papa était déjà moine.

Ici sur l’île de Shikoku, où Kanon vit, il y a 88 temples sacrés. Il y a beaucoup de pèlerins qui marchent plus de 1’400 km pour relier chacun de ces temples. Le père de Kanon a déjà fait ce pèlerinage. Mais son temple ne fait pas partie des 88 temples sacrés.

Voilà Kanon avec un kimono, la robe traditionnelle. Le port d’un Kimono est tout un art. Il faut beaucoup de temps pour le mettre et c’est difficile. Kanon porte le Kimono que dans des occasions spéciales, ou des mariages. Elle l’a porté à 3 ans et à 7 ans pour aller dans un sanctuaire shintoïste (une sorte de temple) et elle le portera à ses 20 ans, lorsqu’elle deviendra adulte dans la loi japonaise..

Le port du Kimono